Hound Dog Taylor
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Re: Hound Dog Taylor
Excellent PG, ca me rapelle une belle chronique régulière dans une bonne revue Blues francaise 
Re: Hound Dog Taylor
ben voyons, le Hound jamais saoul
le garçon réécrit la légende à sa sauce mais on lui pardonnera volontiers. En plus vu son caractère de cochon j'aurais pas aimé tomber dessus après qu'il eut picolé un peu plus que de mesure 
le garçon réécrit la légende à sa sauce mais on lui pardonnera volontiers. En plus vu son caractère de cochon j'aurais pas aimé tomber dessus après qu'il eut picolé un peu plus que de mesure 
Re: Hound Dog Taylor
Je comprends mieux alors : quand ont disait de lui "il a prit de la bouteille" c'était dans le sens littéral du terme... 
Re: Hound Dog Taylor
Eddie Burns qui tourne sur la platine, et on en finit des aventures de HDT in Chicago...
Part 3 : les femmes, l’intimidation et le reste
[extrait 1] (le coup de foudre)
J’ai rencontré ma femme il y a 23 ans. Elle était venue dans le club où je jouais –avec une copine. C’était son anniversaire. Elle était assise là, regardant de tous les côtés, avec sa petite robe blanche –elle était vraiment mimi à croquer à l’époque, bon maintenant d'accord elle fait son quintal, mais bon, elle est OK –elle est OK...
Donc elle n’arrêtait pas de me regarder (ndt : étonnant, non ?). Quand on a pris la pause, je l’ai regardée depuis la scène, et je me demandais bien pourquoi elle me matait comme ça. Je suis allé la voir et je lui ai dit : « Hey babe, how you doing ! » (ndt : « salut beauté, ça roule ? ») et on a commencé à causer. Et puis je l’ai ramenée chez moi.
On s’est assis dans la voiture et on s’est embrassés pendant un moment. Juste embrassés, hein. J’étais fin bourré (ndt : ah, c’est possible ?) et puis c’était la première fois avec elle, hein. Une fois qu’elle est repartie, je suis resté là assis un bon moment, je voyais double – il fallait que je dessaoule avant de pouvoir renter chez moi.
Je serais rentré direct dans un lampadaire ...
Le lendemain elle m’a rappelé, et on est resté ensemble depuis.
On s’entend bien – pas de soucis. Elle me fait pas chier. Je peux découcher 2 ou 3 nuits, même quand je suis à Chicago. Je peux me pointer à 22h à la maison, et elle me dit : « T’as faim ? Tu veux un café ? » Si je prends un job qui paie mal, elle me fait pas chier, elle me dit « Fonces, vas-y si t’en as envie ». C’est pas comme certaines femmes de musiciens...
Tout ce qu’elle veux, c’est que je fasse ce dont j’ai envie. Y en a d’autres qui sont jaloux de ça, hein...
[extrait 2] (la femme Blanche)
Y avait cette femme Blanche qui était copine avec ma soeur, et elle venait me voir jouer dans les « house parties » (ndt : une fête « payante » dans un appart avec des musiciens organisée dans le but de payer son loyer) et un peu partout. Et moi je la matais juste comme ça, hein. Nom de Dieu ! Et on a fini par sortir ensemble.
A cette époque, un Blanc pouvait très bien baiser ta femme chez toi, tu sais, et toi, tu resterais là, sur le pas de la porte, en attendant qu’il sorte. Mais il n’y avait absolument rien à faire ; t’avais pas intérêt à rentrer avant qu’il n’ait fini son affaire et qu’il ne se tire. Ou tu te serais fait lyncher vite fait.
Donc cette femme noire jalouse est allée voir le mari de la femme Blanche et lui a tout raconté. Elle n’était sûre de rien, mais elle lui a dit ce qu’elle soupçonnait. Et ce mec l’a pris au pied de la lettre. OK, il n’avait pas tort, mais il n’avait aucune preuve. Il n’en est toujours pas certain aujourd’hui. Et il s’est bien fait passer pour un couillon !
Il est arrivé chez moi avec son fusil, et je l’attendais sur le pas de la porte avec mon flingue à moi. Si jamais il avait levé son fusil l’ombre d’un instant, c’était un homme mort. Donc il est reparti d’où il était arrivé (ndt : la queue entre les jambes). J’ai entendu dire qu’il avait frappé sa femme autant qu’il pouvait avec un bâton, mais sans jamais parvenir à la faire parler.
Et là, tous mes proches qui s’agitent dans tous les sens et qui viennent me dire qu’il fallait que je disparaisse. Sans blague ! Merde, on en voulait à mes fesses ! Finalement, je leur ai dit « Ciao, à plus tard ! »
Je m’étais planqué dehors cette nuit là, je crois bien qu’ils étaient une cinquantaine à tourner autour de ma maison, avec des lampes, des fusils, des carabines, des chiens de chasse (ndt : « hound dogs » !). J’avais même pas peur. Putain, je l’avais bien cherché ! A un moment, un type est passé un 1 ou 2 mètres de ma planque : si il m’avait trouvé, y aurait eu tellement de morts que ç’aurait été presque dommage ! Mais il s’est détourné et s'est éloigné. Je me suis bien assuré que personne n’allait embêter ma soeur, et quand ils ont levé le camp, j’ai marché 10 bornes sur un chemin de gravillons et je suis allé dormir chez un ami. Le lendemain, il m’a emmené à la gare des bus et je me suis barré de là.
[extrait 3] (l’intimidation)
Soit tu te ballades avec 5 ou 6 potes, soit tu assures un minimum tout seul –tu vois ce que je veux dire ?
Par exemple, t’en as un qui te demande : « Hé, t’as pas une clope ? ».
« Nan, j’ai pas une clope »
« Réfléchis bien. Tu dois bien avoir une clope, non ? Ca fait un bail que t’es dans le coin, tu t’en sors pas mal, c’est sûr que t’as une clope pour moi »
Là, ça y est, t’es tombé dans une embrouille. Mais tu réponds simplement : « Non mec, j’ai pas d'clope pour toi. Tu veux venir en chercher une ? »
Et les autres : « Bon bon, t’as pas de clope, OK. Allez, barrons-nous »
Ha ha ha, tu vois –t’as aucun problème ! Mais si tu leur files une clope, après ils veulent autre chose ; Ils te taxent un quarter (ndt : une pièce de 25 cents). Y te feront chier tant qu’y peuvent.
Le mieux, c’est encore de ne pas aller traîner dans ces quartiers merdiques !
[extrait 4] (épitaphe)
When I die, people’s gonna say, « He couldn’t play shit but he sure made it sound good »
(ndt : Quand je serai mort, les gens diront : « Y’n’savait jouer que de la daube, mais putain qu’est-ce que ça sonnait bien »)[u]
PG
Part 3 : les femmes, l’intimidation et le reste
[extrait 1] (le coup de foudre)
J’ai rencontré ma femme il y a 23 ans. Elle était venue dans le club où je jouais –avec une copine. C’était son anniversaire. Elle était assise là, regardant de tous les côtés, avec sa petite robe blanche –elle était vraiment mimi à croquer à l’époque, bon maintenant d'accord elle fait son quintal, mais bon, elle est OK –elle est OK...
Donc elle n’arrêtait pas de me regarder (ndt : étonnant, non ?). Quand on a pris la pause, je l’ai regardée depuis la scène, et je me demandais bien pourquoi elle me matait comme ça. Je suis allé la voir et je lui ai dit : « Hey babe, how you doing ! » (ndt : « salut beauté, ça roule ? ») et on a commencé à causer. Et puis je l’ai ramenée chez moi.
On s’est assis dans la voiture et on s’est embrassés pendant un moment. Juste embrassés, hein. J’étais fin bourré (ndt : ah, c’est possible ?) et puis c’était la première fois avec elle, hein. Une fois qu’elle est repartie, je suis resté là assis un bon moment, je voyais double – il fallait que je dessaoule avant de pouvoir renter chez moi.
Je serais rentré direct dans un lampadaire ...
Le lendemain elle m’a rappelé, et on est resté ensemble depuis.
On s’entend bien – pas de soucis. Elle me fait pas chier. Je peux découcher 2 ou 3 nuits, même quand je suis à Chicago. Je peux me pointer à 22h à la maison, et elle me dit : « T’as faim ? Tu veux un café ? » Si je prends un job qui paie mal, elle me fait pas chier, elle me dit « Fonces, vas-y si t’en as envie ». C’est pas comme certaines femmes de musiciens...
Tout ce qu’elle veux, c’est que je fasse ce dont j’ai envie. Y en a d’autres qui sont jaloux de ça, hein...
[extrait 2] (la femme Blanche)
Y avait cette femme Blanche qui était copine avec ma soeur, et elle venait me voir jouer dans les « house parties » (ndt : une fête « payante » dans un appart avec des musiciens organisée dans le but de payer son loyer) et un peu partout. Et moi je la matais juste comme ça, hein. Nom de Dieu ! Et on a fini par sortir ensemble.
A cette époque, un Blanc pouvait très bien baiser ta femme chez toi, tu sais, et toi, tu resterais là, sur le pas de la porte, en attendant qu’il sorte. Mais il n’y avait absolument rien à faire ; t’avais pas intérêt à rentrer avant qu’il n’ait fini son affaire et qu’il ne se tire. Ou tu te serais fait lyncher vite fait.
Donc cette femme noire jalouse est allée voir le mari de la femme Blanche et lui a tout raconté. Elle n’était sûre de rien, mais elle lui a dit ce qu’elle soupçonnait. Et ce mec l’a pris au pied de la lettre. OK, il n’avait pas tort, mais il n’avait aucune preuve. Il n’en est toujours pas certain aujourd’hui. Et il s’est bien fait passer pour un couillon !
Il est arrivé chez moi avec son fusil, et je l’attendais sur le pas de la porte avec mon flingue à moi. Si jamais il avait levé son fusil l’ombre d’un instant, c’était un homme mort. Donc il est reparti d’où il était arrivé (ndt : la queue entre les jambes). J’ai entendu dire qu’il avait frappé sa femme autant qu’il pouvait avec un bâton, mais sans jamais parvenir à la faire parler.
Et là, tous mes proches qui s’agitent dans tous les sens et qui viennent me dire qu’il fallait que je disparaisse. Sans blague ! Merde, on en voulait à mes fesses ! Finalement, je leur ai dit « Ciao, à plus tard ! »
Je m’étais planqué dehors cette nuit là, je crois bien qu’ils étaient une cinquantaine à tourner autour de ma maison, avec des lampes, des fusils, des carabines, des chiens de chasse (ndt : « hound dogs » !). J’avais même pas peur. Putain, je l’avais bien cherché ! A un moment, un type est passé un 1 ou 2 mètres de ma planque : si il m’avait trouvé, y aurait eu tellement de morts que ç’aurait été presque dommage ! Mais il s’est détourné et s'est éloigné. Je me suis bien assuré que personne n’allait embêter ma soeur, et quand ils ont levé le camp, j’ai marché 10 bornes sur un chemin de gravillons et je suis allé dormir chez un ami. Le lendemain, il m’a emmené à la gare des bus et je me suis barré de là.
[extrait 3] (l’intimidation)
Soit tu te ballades avec 5 ou 6 potes, soit tu assures un minimum tout seul –tu vois ce que je veux dire ?
Par exemple, t’en as un qui te demande : « Hé, t’as pas une clope ? ».
« Nan, j’ai pas une clope »
« Réfléchis bien. Tu dois bien avoir une clope, non ? Ca fait un bail que t’es dans le coin, tu t’en sors pas mal, c’est sûr que t’as une clope pour moi »
Là, ça y est, t’es tombé dans une embrouille. Mais tu réponds simplement : « Non mec, j’ai pas d'clope pour toi. Tu veux venir en chercher une ? »
Et les autres : « Bon bon, t’as pas de clope, OK. Allez, barrons-nous »
Ha ha ha, tu vois –t’as aucun problème ! Mais si tu leur files une clope, après ils veulent autre chose ; Ils te taxent un quarter (ndt : une pièce de 25 cents). Y te feront chier tant qu’y peuvent.
Le mieux, c’est encore de ne pas aller traîner dans ces quartiers merdiques !
[extrait 4] (épitaphe)
When I die, people’s gonna say, « He couldn’t play shit but he sure made it sound good »
(ndt : Quand je serai mort, les gens diront : « Y’n’savait jouer que de la daube, mais putain qu’est-ce que ça sonnait bien »)[u]
PG
Grand amateur de Blues de Vaches
Re: Hound Dog Taylor
Tout a fait d'accord avec l'épitaphe, comme quoi Hound Dog avait un style inimitable peu de bluesmen sonnent comme lui il avait son truc bien à lui un son reconnaissable entre milles c'est ca la grande classe 
Re: Hound Dog Taylor
eh ben on peut dire que le fripon avait trouvé une perle comme femme
surtout pour une black qui ne sont pas réputées avoir une extrême tolérance pour les frasques de leurs hommes
même si je me répète c'est vraiment super ces anecdotes
même si je me répète c'est vraiment super ces anecdotes
Re: Hound Dog Taylor
Tu parles, Charles, je suis à peu près sûr que une fois chez lui, il filait douc comme un agneau, le Hound Dog !
Pour ce qui est de la véracité des propos tenus, vu le nombre de contradictions, c'est à prendre avec des pincettes (on ne sait pas à combien de grammes il était au moment de l'interview, hein
)
C'est surtout intéressant sur la forme et pour la gouaille, je trouve !
Pour ce qui est de la véracité des propos tenus, vu le nombre de contradictions, c'est à prendre avec des pincettes (on ne sait pas à combien de grammes il était au moment de l'interview, hein
)C'est surtout intéressant sur la forme et pour la gouaille, je trouve !
Grand amateur de Blues de Vaches
Re: Hound Dog Taylor
excellent ces anecdotes 
je me demande si il avait pas 3 grammes quand il a fait l'interview héhé
je me demande si il avait pas 3 grammes quand il a fait l'interview héhé
"No pedal to cover your ass. Straight into the amp only"
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