Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Page 1 sur 4•
Page 1 sur 4 • 1, 2, 3, 4 
Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Stevie Ray Vaughan And Double Trouble : Couldn't Stand The Weather (1984)

Face 1
1. Scuttle Buttin' - 1:49
2. Couldn't Stand The Weather - 4:40
3. The Things (That) I Used To Do - 4:53
4. Voodoo Chile (Slight Return) - 7:58
Face 2
1. Cold Shot - 3:57
2. Tin Pan Alley - 9:10
3. Honey Bee - 2:40
4. Stang's Swang - 2:41
Personnel :
Stevie Ray Vaughan - Guitare & chant
Tommy Shannon - Basse
Chris Layton - Batterie
Jimmie Vaughan : Guitare rythmique sur "Couldn't Stand The Weather" et "The Things (That) I Used To Do"
Fran Christina : Batterie sur "Stang's Swang"
Stan Harrison : Saxophone ténor sur "Stang's Swang"
Un an après "Texas Flood", Stevie Ray Vaughan et Double Trouble publient leur second album : "Couldn't Stand The Weather". Contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre, ce n'est en rien un remake du premier album. En effet, d'une part les genres musicaux abordés ne sont pas toujours les mêmes, et d'autre part le son de SRV est ici fort différent : il n'hésite pas à jouer plus saturé, et recourt volontiers à différents effets, ce qui donne à l'album une palette sonore plus variée.
Contrairement à "Texas Flood", l'influence de Jimi Hendrix est ici assez présente, surtout sur la première face.
Le disque s'ouvre avec "Scuttle Buttin'", un court instrumental qui sonne comme une version survitaminée de la partie instrumentale de "Come On", comprenant le fameux accord Hendrix (E7#9). La maîtrise technique de SRV est ici éclatante et sert le propos - d'autant que le titre ne s'éternise pas. Encore une fois, je suis moins convaincu par la batterie.
Changement radical d'ambiance avec "Couldn't Stand The Weather", une composition de SRV qui s'éloigne du blues : l'introduction renvoie plus au funk rock du Band Of Gypsys qu'à Albert King. On retrouve d'ailleurs un plan rythmique de "Message To Love". La partie chantée est très rock, la guitare rythmique de Jimmy Vaughan contribuant utilement à meubler l'espace sonore. Le solo de SRV, en deux parties, est superbe. L'influence Hendrixienne est évidente lors du passage où il courbe ses notes à la wah wah...
SRV reprend ensuite "The Things (That) I Used To Do" - un titre enregistré naguère par Jimi Hendrix (en compagnie de Johnny Winter), mais alors inédit de sa discographie officielle (ce qui ne veut pas dire qu'il ne la connaissait pas). Jimmy Vaughan prête là encore main forte au petit frère en tapissant un fond sonore discret à la Leslie. SRV donne ici aux amateurs de guitare blues ce qu'ils attendent : un long solo central où l'intensité ne retombe jamais. Long solo où il ne se limite pas à des plans d'Albert King... Le seul bémol que j'apporterais ici concerne le chant, un peu trop forcé à mon goût.
La face se termine avec "Voodoo Child (Slight Return)", où durant 8 minutes, SRV s'attaque à un monument du répertoire Hendrixien. Contrairement au Clapton de Derek & The Dominos, SRV reprend Hendrix dans le texte, suivant fidèlement la partition du Maître. En 1984, Hendrix n'était pas revenu sur le devant de la scène comme ce sera le cas par la suite : on parlait plus de Van Halen et de Mark Knopfler que de Jimi Hendrix au milieu des années 80. Il me semble évident que SRV a joué son rôle dans la reconnaissance de l'héritage Hendrixien.
Musicalement, sa reprise de "Voodoo Child (Slight Return)" n'est pas toutefois une réussite totale - sans pour autant être un échec. A l'image d'un Jean Paul Bourelly pour la période Band Of Gypsys, SRV revisite le style Hendrixien avec un brio et une ferveur indéniable. Par contre, Chris Layton est complètement à coté de la plaque dans son interprétation du titre, proposant un drumming bien trop carré. Les influences d'Elvin Jones et de Tony Williams, absentes du jeu de Layton, font ici cruellement défaut. Bien bel hommage tout de même...
Sur "Cold Shot", SRV chante bien, très bien même : lorsqu'il ne force pas, il a une belle voix, avec un vibrato chaleureux. La sobriété de sa guitare sert parfaitement le titre.
Avec "Tin Pan Alley" (encore une reprise...), SRV reste dans le registre du blues en mineur - mais sur un tempo incroyablement lent - ce qui est largement aussi difficile, si ce n'est plus, que de jouer sur des tempos très rapides. SRV joue ici avec un son très pur. Il y a de la retenue et beaucoup de subtilité dans son jeu, presque jazz par moment.
Techniquement, son chant est remarquable, toujours juste (alors que l'exercice est difficile). Peut-être trop travaillé ? Même si c'était le cas, ce n'est pas ce qu'il faut retenir de ce titre : ici, SRV a de l'or dans les doigts.
"Honey Bee" est la seconde composition chantée de SRV sur cet album : il est clair que ce n'est pas en tant que songwriter qu'il a marqué les esprits. Ce titre est une simple variation de "Pride And Joy", y compris dans les parties de guitare - sans grand intérêt.
"Stang's Swang" est d'un tout autre niveau : SRV n'est pas qu'un bluesman, c'est aussi un excellent guitariste de jazz. Plus dans la lignée d'un Kenny Burrell ou d'un Wes Montgomery que d'Albert King ou Jimi Hendrix, il livre ici un titre concis, parfaitement exécuté - d'autant que c'est Fran Christina à la batterie. De quoi nourrir quelques regrets : dommage qu'il n'ait pas eu le temps d'enregistrer un jour un album entier dans ce style.

Face 1
1. Scuttle Buttin' - 1:49
2. Couldn't Stand The Weather - 4:40
3. The Things (That) I Used To Do - 4:53
4. Voodoo Chile (Slight Return) - 7:58
Face 2
1. Cold Shot - 3:57
2. Tin Pan Alley - 9:10
3. Honey Bee - 2:40
4. Stang's Swang - 2:41
Personnel :
Stevie Ray Vaughan - Guitare & chant
Tommy Shannon - Basse
Chris Layton - Batterie
Jimmie Vaughan : Guitare rythmique sur "Couldn't Stand The Weather" et "The Things (That) I Used To Do"
Fran Christina : Batterie sur "Stang's Swang"
Stan Harrison : Saxophone ténor sur "Stang's Swang"
Un an après "Texas Flood", Stevie Ray Vaughan et Double Trouble publient leur second album : "Couldn't Stand The Weather". Contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre, ce n'est en rien un remake du premier album. En effet, d'une part les genres musicaux abordés ne sont pas toujours les mêmes, et d'autre part le son de SRV est ici fort différent : il n'hésite pas à jouer plus saturé, et recourt volontiers à différents effets, ce qui donne à l'album une palette sonore plus variée.
Contrairement à "Texas Flood", l'influence de Jimi Hendrix est ici assez présente, surtout sur la première face.
Le disque s'ouvre avec "Scuttle Buttin'", un court instrumental qui sonne comme une version survitaminée de la partie instrumentale de "Come On", comprenant le fameux accord Hendrix (E7#9). La maîtrise technique de SRV est ici éclatante et sert le propos - d'autant que le titre ne s'éternise pas. Encore une fois, je suis moins convaincu par la batterie.
Changement radical d'ambiance avec "Couldn't Stand The Weather", une composition de SRV qui s'éloigne du blues : l'introduction renvoie plus au funk rock du Band Of Gypsys qu'à Albert King. On retrouve d'ailleurs un plan rythmique de "Message To Love". La partie chantée est très rock, la guitare rythmique de Jimmy Vaughan contribuant utilement à meubler l'espace sonore. Le solo de SRV, en deux parties, est superbe. L'influence Hendrixienne est évidente lors du passage où il courbe ses notes à la wah wah...
SRV reprend ensuite "The Things (That) I Used To Do" - un titre enregistré naguère par Jimi Hendrix (en compagnie de Johnny Winter), mais alors inédit de sa discographie officielle (ce qui ne veut pas dire qu'il ne la connaissait pas). Jimmy Vaughan prête là encore main forte au petit frère en tapissant un fond sonore discret à la Leslie. SRV donne ici aux amateurs de guitare blues ce qu'ils attendent : un long solo central où l'intensité ne retombe jamais. Long solo où il ne se limite pas à des plans d'Albert King... Le seul bémol que j'apporterais ici concerne le chant, un peu trop forcé à mon goût.
La face se termine avec "Voodoo Child (Slight Return)", où durant 8 minutes, SRV s'attaque à un monument du répertoire Hendrixien. Contrairement au Clapton de Derek & The Dominos, SRV reprend Hendrix dans le texte, suivant fidèlement la partition du Maître. En 1984, Hendrix n'était pas revenu sur le devant de la scène comme ce sera le cas par la suite : on parlait plus de Van Halen et de Mark Knopfler que de Jimi Hendrix au milieu des années 80. Il me semble évident que SRV a joué son rôle dans la reconnaissance de l'héritage Hendrixien.
Musicalement, sa reprise de "Voodoo Child (Slight Return)" n'est pas toutefois une réussite totale - sans pour autant être un échec. A l'image d'un Jean Paul Bourelly pour la période Band Of Gypsys, SRV revisite le style Hendrixien avec un brio et une ferveur indéniable. Par contre, Chris Layton est complètement à coté de la plaque dans son interprétation du titre, proposant un drumming bien trop carré. Les influences d'Elvin Jones et de Tony Williams, absentes du jeu de Layton, font ici cruellement défaut. Bien bel hommage tout de même...
Sur "Cold Shot", SRV chante bien, très bien même : lorsqu'il ne force pas, il a une belle voix, avec un vibrato chaleureux. La sobriété de sa guitare sert parfaitement le titre.
Avec "Tin Pan Alley" (encore une reprise...), SRV reste dans le registre du blues en mineur - mais sur un tempo incroyablement lent - ce qui est largement aussi difficile, si ce n'est plus, que de jouer sur des tempos très rapides. SRV joue ici avec un son très pur. Il y a de la retenue et beaucoup de subtilité dans son jeu, presque jazz par moment.
Techniquement, son chant est remarquable, toujours juste (alors que l'exercice est difficile). Peut-être trop travaillé ? Même si c'était le cas, ce n'est pas ce qu'il faut retenir de ce titre : ici, SRV a de l'or dans les doigts.
"Honey Bee" est la seconde composition chantée de SRV sur cet album : il est clair que ce n'est pas en tant que songwriter qu'il a marqué les esprits. Ce titre est une simple variation de "Pride And Joy", y compris dans les parties de guitare - sans grand intérêt.
"Stang's Swang" est d'un tout autre niveau : SRV n'est pas qu'un bluesman, c'est aussi un excellent guitariste de jazz. Plus dans la lignée d'un Kenny Burrell ou d'un Wes Montgomery que d'Albert King ou Jimi Hendrix, il livre ici un titre concis, parfaitement exécuté - d'autant que c'est Fran Christina à la batterie. De quoi nourrir quelques regrets : dommage qu'il n'ait pas eu le temps d'enregistrer un jour un album entier dans ce style.
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
tiens voilà un album que je n'ai pas écouté depuis pas mal de temps et dont je me souviens assez peu. Ca mérite que je me le remette rapidement d'autant plus que tes chroniques de certains titres m'intriguent
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Excellente chronique Ayler vraiment très très proche de ce que je pense de cet album 
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Je souscris en partie à la chronique qui est pourtant excelllente.
Mais la comparaison récurrente avec Hendrix m'agace qq peu. Il a eu la malchance de naître après Jimi. A l'inverse, qui sait si Jimi n'aurait pas repris du Vaughan & pas forcémment en mieux.
Ca on ne le saura jamais.
Stevie pouvait évidemment tout jouer : Pop, Folk, Rock, Blues, Boogie, Jump & même du Jazz.
Mais la comparaison récurrente avec Hendrix m'agace qq peu. Il a eu la malchance de naître après Jimi. A l'inverse, qui sait si Jimi n'aurait pas repris du Vaughan & pas forcémment en mieux.
Ca on ne le saura jamais.
Stevie pouvait évidemment tout jouer : Pop, Folk, Rock, Blues, Boogie, Jump & même du Jazz.
The Sky Is Crying SRV
http://www.stevierayvaughan.fr/
http://www.stevierayvaughan.fr/
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Hum...... difficile de parler de SRV sans l'associer à Hendrix. Le premier truc que j'ai entendu de SRV, ou vu plutôt c'est une cassette vidéo "Live At The El Mocambo" et là c'était un clone d'hendrix, j'ai même cru un moment voir son remplaçant, mais il était déjà mort et ce que j'ai entendu par la suite ne souffrait pas de comparaison avec Jimi.
Wolf Is at Your DoorRe: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Ben dit donc Gilou t'as pas peur de tes opinions ! Et vlan en avant les deux pieds dans le plat... 
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
J'ai pu constater qu'elle agaçait plus d'un membre du forum ! Elle est pourtant inévitable - d'autant qu'elle était assumée par SRV, qui parlait tout de même de Hendrix à longueur d'interview et en reprenait systématiquement.Philou a écrit:Mais la comparaison récurrente avec Hendrix m'agace qq peu. Il a eu la malchance de naître après Jimi. A l'inverse, qui sait si Jimi n'aurait pas repris du Vaughan & pas forcémment en mieux.
Ca on ne le saura jamais.
Stevie pouvait évidemment tout jouer : Pop, Folk, Rock, Blues, Boogie, Jump & même du Jazz.
Quant à la "malchance de naître après Jimi"... il ne faut pas se voiler la face : si SRV avait été un contemporain de Hendrix, penser que c'est lui qui aurait révolutionné la guitare comme Hendrix l'a fait est totalement illusoire.
Cela dit, avec Alan Douglas, SRV est certainement l'un de ceux qui a fait le plus pour réintégrer Jimi Hendrix dans la grande maison du Blues. Aujourd'hui encore, ce n'est pourtant pas gagné !
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Gillou a écrit:Pour moi la comparaison n'est pas possible...Autant le jeu de Jimi Merdix est un foutoir cacophonique qui m'exècre autant le jeu d'SRV reste agréable à mes oreilles
Bah, je pense pareillement.
De plus, je n'accroche non plus sur la voix de Jimi.
En tout cas, j'aurai été curieux d'entendre le "feeling" vocal d'Hendrix à l'acoustique.
PS : Le fait de brûler sa guitare où de casser sa batterie - Keith Moon des Who - n'est en aucun cas "révolutionnaire", mais plutôt un certain manque de respect pour le matériel que certains musiciens désargentés peinent à se payer.
The Sky Is Crying SRV
http://www.stevierayvaughan.fr/
http://www.stevierayvaughan.fr/
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Dommage que SRV ne puisse pas lire ces lignes : il serait le premier à en rire !
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Ayler a écrit:Dommage que SRV ne puisse pas lire ces lignes : il serait le premier à en rire !
Ou à en pleurer !
The Sky Is Crying SRV
http://www.stevierayvaughan.fr/
http://www.stevierayvaughan.fr/
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Qu'on puisse penser que l'apport de Jimi Hendrix se limite à casser des guitares ? En fait, oui, tu dois avoir raison...
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Ayler a écrit:Dommage que SRV ne puisse pas lire ces lignes : il serait le premier à en rire !
Oui tu as raison. Mais ces propos n'engagent que moi, j'ai pourtant essayé d'écouter du JH depuis assez longtemps déjà (mi 70' au départ puis dans les 80' avec un pote guitariste fan, etc...) bref, je n'ai jamais accroché et c'est de pire en pire, rien que de voir une photo sur le net me donne des boutons
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Non, il n'existe pas de vaccin pour ceux qui pensent que le "jeu de Jimi Merdix est un foutoir cacophonique".
Re: Stevie Ray Vaughan : Couldn't Stand The Weather (1984)
Ayler a écrit:Non, il n'existe pas de vaccin pour ceux qui pensent que le "jeu de Jimi Merdix est un foutoir cacophonique".
Bon ben il n'y a plus qu'à les abattre et les brûler pour éviter la contagion
@+
Page 1 sur 4 • 1, 2, 3, 4 







